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Guide Voyage Le Kef

Le Kef est une ville située au Nord-Ouest de la Tunisie (36°11Nord et 8°43Est), à cent soixante quinze kilomètres à l’ouest de la capitale Tunis et à quarante kilomètres à l’est des frontières algériennes. Chef-lieu du gouvernorat du même nom et abrite plus de quarante cinq milles habitants. Sa municipalité est répartie sur le territoire de deux délégations qui correspondent aux deux arrondissements municipaux, la première est Kef Est et la deuxième est Kef Ouest.

Depuis la plus haute Antiquité, la ville est la principale du Haut-Tell, du Nord-Ouest tunisien et d’une partie de l’Est algérien. Et jusqu’à une date récente elle constitue le plus important centre religieux, la place forte dominante et le centre politique.

A 582 mètres d’altitude, elle est considéré comme la grande ville la plus élevée du pays. Sa superficie urbanisée atteint deux milles cinq cent hectares dont quarante cinq se situent à l’intérieur des remparts anciens de la médina. Le saint du Kef s’appelle Sidi Bou Makhlouf qui a donné son nom à un mausolée de la ville.
Durant l’époque carthaginoise, la région était connue tout d’abord sous le nom de Sicca, puis à l’avènement de la domination romaine, Sicca Veneria. Par la suite, la ville a porté plusieurs noms durant toute son histoire : Colonia Julia Cirta, Cirta Nova, Sikka Beneria, Chaqbanariya et enfin au XVIe siècle elle a pris le nom finale Le Kef. Ont trouve divers ruines romaines toujours présentes.
Sa présence à proximité de la vallée de l’Oued Mellègue où se trouve le plus vieux site archéologique tunisien à Sidi Zin, nous laisse penser qu’elle soit l’une des premières régions qui soit occupées par l’homme préhistorique.
Plus tard, sur les hauteurs du Kef (Djebel Dyr), il s’établit au lieu-dit Sidi Mansour. Où il a pu profiter d’un site très facile à défendre au cœur d’une région giboyeuse, d’une source d’eau abondante ainsi que d’un refuge naturel situé dans les grottes locales. On trouve encore visible des peintures rupestres qui témoignent de son passage (esh-Shgega).
Au cœur de la ville Le site du Kef fut également occupé très tôt, comme en témoignent les récentes découvertes de vestiges d’industries lithiques néolithiques en rapport avec le domaine agricole (oued el Ain). Les premiers cultes autour de la source abondante de Ras el Ain sans doute remontent à cette époque, située en plein centre-ville. Jusqu’à présent, les Keffois évoquent encore le sujet de la Sainte gardienne des eaux de la source nommée Lella Mna, lointaine survivance de l’ancien culte du génie des sources et des eaux.
Si on juge les nombreux vestiges mégalithiques qui ont traversé les siècles pour parvenir jusqu’à nous (Hram de Sidi Mansour) on peu parvenir au fait que L’époque mégalithique a dut être florissante. Malheureusement, Beaucoup ont disparu, témoins des premiers foyers de peuplement sédentaire qui devaient donner naissance à la cité.
Durant 5ème s. av. J.-C, l’influence carthaginoise a atteint la ville comme le prouve la découverte de restes de céramiques puniques qui appartiennent au IVème s. av. J.-C., lors de la construction des remparts (Borj Glel) de la ville. Et selon l’histoire, grâce a son site perché, riche en eau, la cité devint protégé par Astarté (ou dite selon les citoyen Ashtart) déesse de la fécondation. Et ce culte et certainement à l’origine de premier nom de la ville, Cirta ou encore dite Chitra = Kitra. Qui signifie probablement le sanctuaire consacré à Ashtar, haut-lieu sacré. Déjà, depuis l’existence de l’époque numide, un centre de pèlerinage et une ville temple peu permettre une alliance politique avec les villages voisins. Et cette organisation territoriale autochtone a survécu durant les temps, jusqu’à l’époque romaine, et qui avait comme nom « petrica » et « castella ». Par la suite, la ville passa sous le contrôle des Numides massaesyles, dont leur roi fit de Cirta dès 205 av. J.-C. une résidence Massinissa. En 203 av. J.-C, Après sa victoire sur Syphax, le roi massyles des Numides, renforça son rôle de capitale du royaume numide unifié le Regum Numidiae, et son fils héritier Micipsa (148-118 av. J.-C.) l’embellit. Cette ville était qualifiée par les anciens, une ville splendide qui accueillait une importante colonie italique et grecque, des lettrés, des négociants en blé et des architectes en générale.
En 118, l’année qui correspond à la mort de Micipsa, ses trois héritiers Hiempsal, Jugurtha et Adherbal se sont disputé le royaume. Cette dispute a mené à la mort de Hiempsal qui a été assassiné par son frère Jugurtha. Ce geste à conduit la division le Numides en deux camps. L’un pour Adherbal, et l’autre pour Jugurtha et son élite militaire. Et par la suite en 112 av. J.-C. Cirta fus assiégée et investie par Jugurtha et Adherbal fut vaincu et égorgé la même année. Jugurtha devin alors le maître de toute la Numidie.

Mais les combats reprirent contre l’armée romaine dès 110 av. J.-C et en 108 av. J.-C la ville de Cirta se rendit aux Romains. Non loin Ceux-ci établirent, un camp permanent pour mener leur guerre contre Jugurtha qui s’est retiré dans le Sud. En 105 les combats prirent fin, par la capture du chef numide qui fut exilé par la suite à Rome et exécuté le 1er Janvier 104.
Cirta fut annexé à l’empire romain en 46 av. J.C., sous Jules César, que, avec le reste de la Numidie indépendante de Juba, au sein de l’Africa Nova. C’est Sittius qui a alors occupé la cité. Et entre 42-40 av. J.-C, elle fut assiégée officiellement en tant que résidence probable du gouverneur romain de la nouvelle province, nommée Sextius lors des sérieux conflits, qui opposa celui-ci au gouverneur de l’Africa Vetus Cornificius.
Très tôt, Cirta devin le centre d’un vaste territoire colonial (pertica) et d’un important mouvement migratoire. En témoigne la variété des identités des habitants : Laberii, Antistius, Aurelius, Calpurnii, Caecilii, Sallustii, Calecinius, Ilius,…
Avec le temps qui passe et les évènements qui se succèdes la ville s’impose enfin à partir de la fin du XVIIIe siècle comme une véritable métropole maraboutique et confrérique. Et à la fin du siècle dernier, on y dénombrait la plupart des grandes confréries du Maghreb telles que les Qadriya, les Rahmaniya, les Aïssaouiya et plus de cent coupoles de marabouts, telle que la superbe mosquée qui est nommée Sidi Bou Makhlouf.
El Kef et sa région étaient un foyer de militantisme politique, syndical durant la lutte nationale et constituait également un fort pour la résistance armée tunisienne et algérienne. Le leader Habib Bourguiba aimait passer des séjours.
Son patrimoine architectural ne cesse de bénéficier d’importants programmes de restauration et de mise en valeur, dignes de ses ancêtres vue que son statut actuel de ville moyenne ne reflète en rien son histoire.

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